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Qu’est ce qu’un test PCR, utilisé pour détecter les personnes positives au coronavirus ?

Marie Marotel

Au 1er octobre, 10 977 806 tests de dépistage du SARS-CoV-2 ont été réalisés en France d’après les données de Santé publique France. Classiquement, la détection du virus est fondée sur le test par RT-PCR. Cet acronyme signifie « reverse transcription polymerase chain reaction » ou réaction de polymérisation en chaîne par transcription inverse en français.

La PCR est une méthode de biologie moléculaire qui consiste à amplifier de manière spécifique un fragment d’ADN d’intérêt. Le coronavirus étant un virus à ARN, il faut d’abord « transformer » l’ARN en ADN, puis la réaction fait intervenir une enzyme (nommée ADN polymérase) qui va recopier, des millions de fois, le fragment d’ADN souhaité, ce qui permettra de détecter sa présence ou non dans le prélèvement du patient. Pour cela, on fournit à l’enzyme des nucléotides (les molécules à la base de l’ADN) ainsi que des amorces, des morceaux d’ADN conçus pour lui permettre de cibler et de se fixer sur la séquence d’ADN à amplifier.

Dans le cas d’une PCR quantitative, on ajoute des molécules fluorescentes qui vont être incorporées dans l’ADN au fur et à mesure de l’amplification. Lorsque le signal de fluorescence, mesuré grâce à une machine spécifique (thermocycleur), dépasse un certain seuil, alors on considère que le résultat est positif. Une PCR positive signifie que l’on a pu mettre en évidence la présence du fragment que l’on cherchait à détecter, dans le cas du coronavirus, un fragment spécifique de l’ARN viral et donc la présence de son matériel génétique. Cela traduit que le patient est actuellement infecté par le SARS-CoV-2.

Avec une fiabilité de l’ordre de 60 à 80 %, ce test, généralement automatisé, est réalisé en 3 à 4 heures, pour diagnostiquer les patients symptomatiques, mais aussi les cas asymptomatiques, porteurs du virus.

En revanche, le test sérologique dont le principe est de détecter la présence d’anticorps spécifiques contre le coronavirus permet de connaître le statut immunitaire de l’individu en question, à savoir, si son système immunitaire a mis en place une réponse contre le virus. Ainsi, ce test ne permet pas de déterminer si au moment du prélèvement, l’individu est contaminé ou s’il l’a été lors du passé.

A propos du rédacteur Marie Marotel
Marie MarotelChercheur postdoctoral en Immunologie à l'Université d'Ottawa.
Spécialisée dans l'étude des cellules NK.


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